Deux sites de plus

janvier 28, 2009

A noter dans vos bookmarks, Dell et Microsoft ont tous deux lancé récemment un site dédié au Green IT. 

Dell GreenPrint Advisor, qui offre ses services en matière de développement durable dans l’entreprise, pas à pas avec un « conseiller ». Un peu fastidieux, mais -parait-il -intéressant pour se poser les bonnes questions. 

Au titre évocateur, Microsoft Hyper-Green, n’a rien d’hyper, puisqu’il reste  pour l’instant centré sur la virtualisation, avec témoignages et calculateur d’économies en fonction du nombre de serveurs. Si la virtualisation est une composante essentielle d’une démarche Green IT, elle ne suffit pas à elle seule à atteindre les objectifs. 

Bien que ces deux acteurs se disent très actifs en matière d’informatique verte, ces sites n’en sont pas le reflet, pollués par des arguments marketing manquant de concret. Mais c’est un début.

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Les budgets informatiques passent au vert

janvier 26, 2009

Dans un futur proche, les entreprises occidentales moderniseront leur infrastructure technique. Elles veulent profiter des dernières technologies – plus économiques et à basse consommation – pour délivrer de meilleurs services, plus performants et offrant davantage de capacité. Les budgets informatiques – relativement stables dans les pays occidentaux – seront donc alloués différemment en 2009.

Le cabinet Gartner révèle plusieurs changements notables dans les investissements à venir. Sa dernière enquête en date, menée auprès de 1527 DSI dans 48 pays jusqu’à la mi-décembre 2008, représente quelques 138 milliards de dollars investis en informatique. Elle souligne les nouveaux challenges des entreprises et des collectivités.

« Contrairement aux cinquante dernières années, les décideurs sont confrontés aux défis globaux de l’économie et cela se reflète dans leur stratégie, leurs priorités et leurs dépenses informatiques, » note Mark McDonald, vice-président des recherches du Gartner. Sans être paralysés par les conditions économiques, les managers misent sur l’informatique verte pour réduire  les coûts d’exploitation, optimiser les procédures, les pratiques et les échanges d’information.

Dans le Top 10 des priorités technologiques pour 2009, on retiendra l’aide à la décision, les applications métiers, les plateformes serveurs et de stockage, la modernisation des applications en place, le travail collaboratif, la convergence des réseaux voix-données, l’infrastructure technique, les mesures de sécurité, l’architecture SOA et la gestion documentaire.

Pour en savoir plus sur cette étude, consultez l’interview vidéo de Mark McDonald, vice-président des recherches du Gartner :


Avis d’expert : Saas et Green IT sont complémentaires

janvier 23, 2009

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Plus qu’un simple effet de mode, le Saas continue de faire couler beaucoup d’encre et d’étaler ses différentes vertus. Flexible et simple par nature, l’approche Saas a su répondre à une équation complexe: Une qualité de service toujours plus importante à un coût accessible. Au delà de ces éléments, le Saas apparaît comme un moyen pragmatique d’engager une démarche Green IT à grande échelle ! Afin d’illustrer notre propos, il convient tout d’abord de donner une courte définition des notions de Saas et de Green IT afin de bien cerner les éléments expliquant leur parfaite complémentarité.

Le Software as a Service (SaaS) est une technologie consistant à fournir des services ou des logiciels informatiques par le biais du Web et non plus dans le cadre d’une application traditionnelle. Ce concept prend la suite de celui d’application service provider (ASP). Saas est un modèle de livraison d’application où l’éditeur développe une application de type « client léger » et héberge le service pour ses clients qui l’utiliseront via Internet. Les clients ne payent pas pour posséder le logiciel en lui-même mais plutôt pour l’utiliser

Le GreenIT, que l’on pourrait traduire par informatique écologique, est une tendance technologique réelle qui consiste à tenir compte des contraintes et des coûts en énergie (alimentation électrique et climatisation) des matériels informatiques et plus généralement des incidences de l’informatique sur l’environnement. Cette approche est probablement avant tout une tendance lourde de l’industrie informatique car les enjeux financiers liés en particulier à la consommation électrique des serveurs sont importants. Logiquement, le champ du GreenIT devrait couvrir tous les aspects du développement durable et du cycle de vie des équipements dédiés aux technologies de l’information. Aujourd’hui, l’un des objectifs du Green IT est de mesurer et d’améliorer la performance énergétique des outils de production informatique.

Il est donc évident que Saas et Green IT se positionnent comme des compléments. En effet, le Saas s’inscrit pleinement dans la grande mouvance de la virtualisation qui a pour objectif de conjuguer performances et Green IT. La virtualisation d’applications et la démarche Saas sont donc des composantes centrales de l’approche Green IT dans la mesure où elles permettent aux entreprises de changer leurs habitudes de travail et de préserver l’environnement. Ainsi, il n’est aujourd’hui plus nécessaire de bénéficier de postes de travail surpuissants et consommateurs d’énergie pour accéder à des applications professionnelles. Il est possible d’utiliser un client léger qui accédera aux applications Saas. Ce premier élément va faire baisser la facture énergétique liée à l’utilisation des terminaux. Pour les entreprises ayant mis en place une démarche Green IT dans leur intégralité des baisses de consommation peuvent atteindre 40 % .

Autre élément découlant de ce premier constat : utiliser le mode Saas revient également à accroître la durée de vie du parc de terminaux qui ne jouent pour ainsi dire qu’un rôle d’affichage. Le matériel n’est alors pas rapidement obsolète au regard de PC. Au-delà de l’aspect énergétique, l’approche Saas permet aussi de limiter la diffusion de supports physiques ( CD, blister…) qui ne l’oublions pas représentent d’énormes quantités de matériaux hétérogènes à recycler ( Plastiques, papiers…).

Saas et Green IT semblent avancer dans le même sens. Le Saas est donc à la fois une source de bénéficies opérationnels pour l’entreprise mais également une composante importante d’une démarche citoyenne orientée développement durable.

Arnaud HACQUART, Président de Yousaas


Le stockage Green gagne une classification

janvier 22, 2009
Vers un stockage en réseau plus vert

Vers un stockage en réseau plus vert

Si vous cherchez à améliorer le rendement énergétique de votre datacentre, suivez les recommandations de la SNIA (l’association de l’industrie du stockage en réseau). Son initiative Green Storage vise à améliorer l’efficacité énergétique du stockage et à minimiser son impact sur l’environnement.

La première version de la recommandation GSPMS (Green Storage Power Measurement Specification) apporte un système de métriques permettant de comparer les solutions de stockage des TPE comme des grandes entreprises, y compris en mode veille.

« Les industriels du stockage, les organismes de normalisation et les agences gouvernementales pourront ainsi mesurer et améliorer le rendement énergétique et la consommation de leurs systèmes de stockage », explique Leah Schoeb, présidente de la SNIA Green Storage Initiative. Mark Monroe, Directeur de la grille verte (The Green Grid) soutient les initiatives de la SNIA qui favorisent, selon lui, « l’innovation et le développement de produits de stockage éco-énergétiques ».

Cinq catégories de solutions sont référencées, des applications adaptées aux très petites entreprises jusqu’à celles des grands comptes. Les critères définis portent sur le niveau de protection des données, la redondance des composants, la facilité d’entretien, le délai d’accès aux données et la quantité d’énergie consommée.

La mesure Idle Power Measurement permet de tester et de mesurer la consommation d’énergie des systèmes de stockage en veille. Ces mesures de la consommation seront indiquées en Gigaoctets par Watt purs (Go/W). L’initiative GSI enrichira cette nouvelle spécification en développant des systèmes métriques et des instructions standard portant sur la mesure de la puissance active, des spécifications standard concernant le rendement des alimentations utilisées dans les systèmes de stockage, ainsi qu’en publiant le résultat des tests effectués pour chaque fabricant.

Pour en savoir plus : www.snia.org/tech_activities/publicreview/


La nouvelle génération de datacenter est en marche [la preuve par l’exemple]

janvier 19, 2009

En matière de Datacenter Green, il y a deux approches : d’un côté, les entreprises qui, pour des raisons de coûts, cherchent à optimiser leur existant, souvent en externalisant une partie de leur datacenter; de l’autre, les entreprises qui ont la luxueuse possibilité de bâtir un datacenter depuis zéro.
C’est le cas de Business& Decision, groupe international de conseil et d’ingénierie spécialisé en business intelligence, gestion de la relation client (CRM), et e-business, qui a choisi de repartir de zéro, afin « d’arriver à un meilleur résultat en termes écologiques ». Un nouveau genre de Datacenter est donc en marche, pour sa filiale Interactive Eolas.

Un nouveau datacenter à Grenoble

La société, implantée à Grenoble s’estime chanceuse car la région est bien alimentée en eau et en énergie. Business & Decision a l’opportunité de recycler un ancien bâtiment d’Alstom, et profite des nappes phréatiques pour mettre en place un système de refroidissement innovant. “On sort de l’état de l’art, en créant ce qu’on appelle l’Active Cooling” explique Jean-Michel Franco, Business Solutions Director chez Business & Decision.

Dans cette démarche de « co-construction », en s’appuyant sur le savoir-faire d’un architecte de la région reconnu et des partenaires de renom comme Intel et Schneider, le projet bat son plein en ce début d’année, avec pour objectif, une ouverture de ce datacenter de nouvelle génération d’ici septembre 2009.

Pas de résultats sans mesure

Bien entendu, serveurs économes et virtualisation sont aussi au programme. “Savoir utiliser la virtualisation à son maximum, ce n’est pas encore une culture répandue dans les datacenters. Mais elle est essentielle dans notre projet » ajoute Jean-Michel Franco. Outre une bonne conception, pour Business & Decision, la mesure est essentielle. « Le PUE (Power Usage Effectiveness) est facile à calculer, mais ne suffit pas. Le DCP (Data Center Productivity) est aussi une bonne piste » conclut-il.
Conscient de sa position active dans le secteur du Green IT, Business&Decision veut aussi apporter sa contribution à la création d’ un label “Green Etiquette”, « pour que les fournisseurs soient responsabilisés, et s’engagent sur une politique de recyclage par exemple…”

Ci dessous, une vidéo de Gérald Dulac, Directeur de la filiale Eolas, Business & Decision, qui a explosé en quelques minutes la teneur du projet et ce qui le rend innovant, lors du Forum de l’Innovation de Intel, qui a eu lieu en fin d’année 2008.


Greenpeace trace les ‘green tech’

janvier 18, 2009

Le tableau de bord des Green Tech de Greenpeace

Le tableau de bord des Green Tech de Greenpeace

Le tableau de bord ci-contre permet de retracer les efforts des fournisseurs d’ordinateurs fixes et mobiles depuis août 2006. Outre l’évolution du classement, il permet de suivre les progrès concrets de chacun en particulier dans la gestion du cycle de vie des produits. Chaque trimestre, Greenpeace collecte les mesures de l’éco-responsabilité des constructeurs électroniques sur trois critères principaux: l’élimination des substances toxiques, la collecte et le recyclage des produits obsolets et enfin la réduction des impacts de la production et des produits eux-mêmes sur le climat. Pour en savoir, plus cliquez sur le tableau de bord ou ici-même.


« Notre travail n’a rien à voir avec Google »

janvier 16, 2009

Changement de ton ? Peur de représailles sous forme de black listing ? Erreur ? Toujours est-il que le Dr Alex Wissner-Gross réfute l’étude qui a fait fureur sur le net ces derniers jours (voir notre article). Cette étude, mal interprétée, ne viserait aucunement Google mais les sites internet dans leur globalité. En moyenne, selon le chercheur, une visite sur un site traditionnel émettrait 20 grammes de CO2 par seconde.

Chez Google, qui comme on s’en doute n’a pas tardé à réagir à cette étude, on insiste sur les efforts menés actuellement pour réduire l’empreinte carbone des datacenters.  Pour Urs Hölzle, vice-président chez Google, une requête sur le moteur de recherche consommerait autant d’énergie que ce que le corps humain brûle en 10 secondes. Une nouvelle métaphore qui fera vite oublier cette histoire de bouilloire…