Frédéric Chaumont, DSG de I.B.O, hébergeur de 45 employés basé dans le Puy-de-Dôme, revient sur son projet de nouveau datacenter enterré, dont nous avions déjà parlé il y a quelques semaines. Ce projet a pu être réalisé grâce à APC (Schneider Electric), mais aussi HP, Hitachi, Siemens et ceux qui produisent l’eau froide. I.B.O a désormais la capacité pour héberger entre 800 et 1000 serveurs virtuels. Pour IBO, qui a bénéficié d’aides de la région, il était aussi question de prouver qu’en province, avoir une démarche green pouvait être un modèle à suivre pour les sociétés de service. Retour d’expérience en quatre questions.
Lors de la mise en place du projet, quels ont été les challenges à relever ?
Les risques d’inondation. Il a fallu renforcer le datacenter et drainer les terrains autour, nous avons mis en place des pompes pour évacuer l’eau. Sinon, tout s’est très bien déroulé.
Quels gains immédiats ?
En enterrant la salle blanche à 50 cm sous terre, nous avons gagné 2 degrés de moins, ce qui a un impact très important sur la consommation. Nous avons aussi une meilleure gestion de nos serveurs, puisque nous avons consolidé avec VMware ESX. Ce datacenter nous permet de faire des économies comprises entre 15 et 30 %.
Quel coût pour un tel datacenter ?
600 000 euros, hors bati, car nous l’avions déjà. Sans cela, nous aurions dû débourser plus d’un million deux. A terme, nous envisageons de créer une deuxième salle de la même taille, enterrée également.
Comment ont réagi vos clients ?
Ils sont très surpris par ce nouveau concept, mais pour eux, c’est beaucoup plus valorisant de travailler avec une société inscrite dans une démarche durable. Ils apprécient surtout de pouvoir confier leurs applications à un datacenter de proximité, plutôt qu’à un datacenter présent dans une grande métropole.