Virtualisation, efficacité énergétique et prix revus à la baisse chez Sun. D’une part, la virtualisation progresse avec la version 1.1 des LDoms (domaines logiques) du fournisseur californien. D’autre part, les serveurs SPARC Enterprise améliorent leur ratio performances/consommation électrique et voient leur prix baisser avec des rabais pouvant atteindre 40% sur certains modèles pourtant récents.
Les gains de performances proviennent en grande partie de la combinaison du composant CMT (chip multi-threaded), des LDoms et des processeurs UltraSparc. D’après John Fowler, executive vice president en charge du System Group de Sun Microsystems : “cette plateforme est un pack complet de virtualisation et de consolidation offrant des économies considérables en terme de puissance, d’espace et de refroidissement. Elle répond à l’attente de nos clients actuellement confrontés à une période d’incertitudes.”
Les lames d'HP accueillent Solaris, l'Unix de Sun
En temps de crise, il faut faire feu de tous bois : Sun et HP viennent de s’accorder pour porter Solaris sur plusieurs modèles de serveurs HP (ProLiant et serveurs à lames). La virtualisation permettra de faire cohabiter ainsi des applications sous Solaris, sous Windows Server et sous Linux.
Dernier né des serveurs verts de Sun, le Sparc Enterprise T5440 supporte de grosses charges applicatives de type ERP, CRM, les bases de données et les traitements de simulation ou transactionnels. Il intègre la technologie CoolThreads et contribue, sous l’environnement Solaris, à réduire les coûts et l’espace occupé dans le data centre.
Lors des Microsoft Tech Days qui se sont tenus la semaine dernière Porte Maillot, Bernard Ourghanlian, Directeur Technique de Microsoft en France a levé le voile sur les travaux de la société en matière de Green IT, et plus particulièrement sur son Datacenter de 4è génération maison. Même si le concept est intéressant, Microsoft est toujours très fort pour s’approprier les idées des autres : ce datacenter du futur se base sur des containers contenant tout ce qu’il faut pour bâtir son Datacenter (serveurs, stockage, réseau). Un concept lancé par Sun il y a déjà deux ans -projet Blackbox.
Cela dit, Microsoft va plus loin : comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous, le Datacenter du futur sera bâti avec plusieurs containers, à la manière d’un LEGO. Autre particularité : Lisez la suite de cette entrée »
L'OS Android de Google s'imisce chez l'équipementier chinois Huawei
Le Mobile World Congress de Barcelone concrétise la percée (timide) de l’environnement système de Google. Android doit se frayer une place entre les systèmes issus de linux, mais surtout entre les leaders actuels du marché mobile, à savoir Symbian, Windows Mobile et l’OS RIM (Blackberry). Sans oublier l’iPhone d’Apple, le combiné le plus copié du moment.
En fait, la démo la plus bluffante du salon, revient cette année à une surcouche graphique pour Android, issue de l’éditeur norvégien TAT. Elle transforme l’accès aux fonctions de cartographie GPS, aux contacts et aux contenus audiovisuels en une nouvelle expérience qui s’apparente au défilement d’images introduit par Apple avec Cover Flow. De bien jolis gadgets animés vont donc rejoindre nos combinés Internet. Mais ces compléments présentent tous le même défi à relever : réduire la voracité énergétique. En effet, le rythme d’évolution des batteries est loin de suivre celui, effréné, des fonctions embarquées dans le téléphone mobile.
L’équipementier chinois Huawei consacre à Android un coin complet de l’un de ses deux stands immenses. L’espace en question – à dominante verte comme il se doit – témoigne de la volonté du groupe de livrer les marchés asiatiques et occidentaux en combinés et infrastructures à bas prix, à défaut de faible consommation. Tant que le lien étendu est maintenu, l’environnement de Google se comporte naturellement en client des services Google Apps hébergés. Cela offre donc aux salariés nomades une grande diversité de collaboration, y compris sur les documents les plus récents.
HTC, pour sa part, s’apprête à livrer le combiné G2 sous Android à l’opérateur Vodafone. Ce smartphone, plus léger et légèrement plus compact que l’iPhone, lui emprunte son écran tactile et son clavier virtuel. Des fonctions photo et vidéo plus poussées que celles du combiné Apple sont embarquées dans le G2 – même si l’on est loin des 8 Mega-pixels aperçus chez LG, Samsung et quelques autres. A ce propos, la course à la haute définition semble propre à saturer les cartes mémoires miniaturisées. Mais les derniers combinés lancés restent affublés d’une lentille plus orientée vers l’amateur de Pif Gadget que vers le véritable chasseur d’images…
Eco-conception et chargement solaire pour les futurs mobiles LG
Dans la lignée de sa stratégie de développement durable exposée en début d’année, LG reprend son refrain “Life’s Good When It’s Green” (la vie est agréable lorsqu’elle verte) au MWC 2009 de Barcelone.
Adieu aux composants toxiques, bonjour aux coques recyclées et aux batteries rechargées par des cellules photo-électriques, dans le meilleur respect de l’environnement possible.
“Au-delà de l’éco-conception, le mobile reflète un style de vie”, expliquent les porte-paroles de la marque, en Anglais, en Coréen et en Catalan. Dix minutes d’exposition au soleil suffirait à emmagasiner l’énergie nécessaire à trois minutes de conversation. Mieux encore, la lumière du jour pourrait assurer au téléphone vert une autonomie complète en mode veille.
Terminée l’amnésie générale provoquée par l’éloignement de la prise secteur ; elle est pas belle la vie ?
Le Mobile World Congress a beau être moins fréquenté que celui de l’an passé – la crise mondiale est passée aussi par Barcelone – il fourmille encore de nouveautés. Les visiteurs ont encore l’embarras du choix entre les smartphones sous Androïd (l’interface mobile de Google est présente chez le chinois Huawei qui envisage sa commercialisation au 3eme trimestre), sous Windows Mobile 6.5 (chez Acer et Toshiba au second semestre 2009) ou encore sous Symbian.
La forme incurvée du Pre de Palm et son écran tactile sont visibles – sous une tente à l’accès contrôlée – mais on ne peut pas encore le soupeser ni l’acheter… avant juin 2009. En revanche, les téléphones verts deviennent en vogue chez LG, Motorola et Samsung.
Le dernier combiné de Samsung – baptisé Terre bleue – est composé de plastique recyclé. Il retient un petit panneau solaire qui fournit l’énergie nécessaire à son fonctionnement. En mode Eco, il consomme le strict minimum pour pouvoir composer et recevoir un appel sans fil. Gageons que ce mode sera fréquemment retenu car le téléphone exige jusqu’à une demi-journée pour recharger ses batteries via l’énergie solaire.
Pourtant, lundi soir, une poignée de manifestants reprochaient aux industriels leur manque d’éco-responsabilité à l’entrée du salon : “L’électro-pollution doit cesser. Il faut que chaque fournisseur démontre son implication durant tout le cycle de vie des produits mobiles. C’est encore loin d’être le cas”, nous a confié l’un des manifestants.
Les appareils électroniques continuent à consommer en mode veille et même à l’arrêt tant qu’ils restent connectés. Leur multiplication représente déjà 1 % des émissions de CO2 dans le monde et 10 % de la consommation des ménages Européens.
A ce rythme, “la perte d’énergie issue des équipements à l’arrêt pourrait atteindre 49 TWh en 2020, contre 47 TWh en 2005 », prévient l’Union Européenne.
Dès 2005, l’UE a limité à 3 W la consommation en mode veille des nouveaux produits. La directive 2005/32/CE, entrée en vigueur le 7 janvier 2009, fixe dorénavant à 2 W la consommation en mode veille et à 1 W la consommation d’électricité des appareils à l’arrêt. Deux échéances sont prévues pour réaliser une économie de plusieurs milliards d’Euros à terme : début 2010, les nouveaux produits devront respecter ces deux nouveaux seuils. Et, début 2013, les deux niveaux de consommation d’électricité seront encore réduits de moitié.
Tous les DSI sont-ils prêts à dépenser +20 à 30% pour être Green ? Même si la démarche écologique les séduit, ils n’en sont pas encore tous là. L’approche doit être justifiée. Et le “Tout Green” est toujours complexe à envisager. Comment s’y prendre ?
Ecoutez Christophe Pinard, Team Leader Enteprise d’APC partager son expérience terrain avec les DSI, et ses conseils pour envisager une démarche Green lors de la refonte ou l’amélioration de son datacenter.
Green IT 1.0 ; Energy as a Service. Quel que soit le terme utilisé pour la décrire, Cisco a présenté sa nouvelle solution EnergyWise, lors de son Cisco Networkers qui s’est tenu à Barcelone il y a quelques jours, comme l’une des premières solutions vraiment mature de gestion de l’énergie. Si l’idée est bonne, reste à prouver son efficacité réelle dans les datacenters.
Sur le papier, la solution vise à éteindre les machines automatiquement quand elles ne sont pas utilisées. EnergyWise mesure en temps réel, rapporte et réduit significativement la consommation d’énergie des équipements IP (Internet Protocol) tels que les téléphones, les ordinateurs portables et les bornes d’accès. Selon Cisco, “les problèmes induits par les solutions propriétaires sont ainsi résolus. La solution automatise la gestion de l’énergie dans le datacenter, à partir de n’importe quelle adresse IP”.
A terme, le même logiciel devrait être capable d’éteindre les lumières, les radiateurs, les ascenseurs ou la climatisation, ou tout système consommant de l’énergie dans un datacenter, ou un immeuble de nouvelle génération, à vocation verte.
Trois ans de développements et un rachat il y a deux semaines de la société californienne Richard-Zeta Building Intelligence (basée à Santa Barbara), ont permis de donner naissance à ce middleware qui fera partie des prochaines mises à jour de IOS des Catalyst.
En fait, Cisco n’en est qu’au début de ce programme. Le géant prévoit ce lancement en trois phases, Lisez la suite de cette entrée »
Jean-Michel Franco, Business Solution Director pour la société Business & Decision, dont nous avions présenté le futur datacenter super-green prévu pour cette année, n’est pas d’accord avec la tribune libre de Arnaud Hacquart de Youssas que nous avions publié il y a quelques jours.
Pour lui, il y a un risque non nul que l’entreprise qui externalise se sente moins éco responsable, justement parce que le service choisi n’est pas interne à l’entreprise. Mais attention, cela n’empêche pas l’entreprise de choisir un partenaire SaaS ou un prestataire de hosting avec en tête de son cahier des charges une démarche Green IT.
“Je ne suis pas du tout d’accord avec son propos, car à mon sens ce n’est pas basé sur des faits ; le seul argument un peu factuel évoqué c’est laconsommation de postes client, et ce n’est pas parce que vous avez des applications SaaS que les postes de travail consommeront moins. D’ailleurs, beaucoup de fournisseurs SaaS font évoluer leurs applications pour qu’elles fonctionnent en mode non connecté à certains moments. A terme, cela nécessitera de la puissance de traitement sur le poste de travail. Quand à l’argumentaire général, c’est exactement comme si on disait que dans l’industrie, externaliser sa production s’inscrivait par défaut dans une démarche évidente de développement durable ! Je n’utilise pas l’image de l’externalisation dans l’industrie au hasard car ma conviction, c’est qu’au contraire, il y a par défaut un risque environnemental lié au mode SaaS et à l’externalisation en général si le consommateur du service ne prend pas l’initiative de rendre des comptes à son fournisseur. Cette nécessité de transparence est tout l’enjeu derrière notre Greenethiquette et que nous prévoyons de lancer dès que nous serons officiellement inclus dans le programme du code de conduite europée, un programme qu’à notre connaissance encore très peu de prestataire SaaS et de hosting se sont engagé à rejoindre”
Inspiré par les conditions climatiques actuelles, IBM propose son offre de consulting SNOW (Supply Chain Network Optimization Workbench) afin de “vertualiser” la chaîne logistique. La firme d’Armonk, a développé un modèle de simulations susceptible d’aider les entreprises à réduire leur dépense et leur consommation de carburant – donc leurs émissions de CO2- tout en optimisant leurs niveaux de services.
Selon une enquête IDC de décembre 2008, 47% des entreprises sondées se disent prêtes à acquérir une nouvelle application “verte” soutenant le développement durable. SNOW retient l’architecture orienté services (SOA) et a été développé en Chine sous WebSphere. Grâce à l’offre de consulting d’IBM, le groupe chinois Cosco, un géant de la logistique, a déjà pu réduire son nombre de centres de distribution de 100 à 40. Il a ainsi réduit ses coûts de 23% et ses émissions de CO2 de 15%.
Cinq volets logistiques sont examinés en profondeur via SNOW : les produits, l’approvisionnement, la production, les entrepôts, les transports et la distribution.
“Rendre les opérations plus vertes et plus économiques n’est pas contradictoire mais complémentaire”, revendique Eric Riddleberger, responsable consulting chez IBM.
GreenIT, Cap sur la vertualisation dresse un panorama complet du greenIT aujourd'hui, et mène une réflexion approfondie sur les actions à mener pour "vertualiser" son infrastructure informatique. Pour récupérer le livre blanc en français ou en anglais, cliquez ici.
A NE PAS MANQUER : CONFERENCE DU CERCLE HERA le 9 Avril 2009
La crise a-t-elle eu raison du Green IT ?
A ne pas rater ce 9 Avril prochain ! Le Cercle Héra organise une table ronde sur cette thématique avec la présence d’Alain Pétrissans, Directeur Etudes et Conseils IDC France; Olivier Seznec, CTO France de Cisco; Paul-François Cattier, VP France d’APC; Jean-Paul Bembaron, d’EMC; Réza Malekzadeh, Directeur Marketing International VMware.
Si vous êtes concerné par ce sujet, inscrivez-vous vite. Une formule webex est également proposée.
Le Cercle Héra
Cercle Héra, de nouvelles approches pour le Green IT
Né d’une vision commune de six acteurs majeurs de l’IT d’une informatique éco responsable, le Cercle Héra se donne pour mission d’aider les directions informatiques à appréhender plus aisément la mise en oeuvre du Green IT dans l’entreprise. Le portail « vertualiser.com » est un des outils du Cercle Héra pour accompagner vos réflexions ainsi que des séminaires, tables rondes avec experts, déjeuners de DSI, etc.
Vos propres expériences sont aussi riches d’enseignement, n’hésitez pas à nous questionner et à utiliser le forum de vertualiser.com.
Meilleure amie des jardiniers et de la nature, symbole de lutte bio, mais aussi porte-bonheur, la coccinelle était toute indiquée pour symboliser le mouvement vers l'informatique verte.
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